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💻 << Atari 1040 STe >>

La gamme Atari ST est née dans un contexte particulier : lors de sa sortie en 1985, l'Atari ST était un concurrent direct du Macintosh 1 d'Apple commercialisé l'année précédente. Ce nouveau micro- ordinateur devait devenir le nouveau fer de lance d'Atari, qui à l'époque était au plus mal à la suite du krach du jeu vidéo. La société venait d'être rachetée par Jack Tramiel. La presse le surnomma aussitôt le «Jackintosh», jeu de mots entre le prénom de Jack Tramiel et Macintosh. source ©Wikipedia

ST signifie Sixteen/Thirty-two et fait référence à l'architecture mixte 16/32 bits du microprocesseur Motorola 68000. On a également dit qu'il s'agissait des initiales de Sam Tramiel, fils du président d'Atari. source ©Techno-Science.net

La presse et les professionnels opposèrent rapidement l'Atari ST à l'Amiga du constructeur Commodore, les deux machines étant commercialisées quasiment en même temps. Cette concurrence allait donner lieu à l'une des plus importantes batailles commerciales de la micro-informatique. Les possesseurs d'ordinateurs européens étaient alors divisés en deux clans : les utilisateurs d'un ST ou d'un Amiga. source ©Wikipedia

En 1989, Atari commercialisa la série des STe — le «e» pour enhanced (amélioré) — avec les 520 STe et 1040 STe. Cette nouvelle série apportait des capacités graphiques et sonores étendues par rapport aux modèles précédents.

L'Atari STe se présente sous la forme d'un clavier lourd, long et épais de couleur grise. Les composants de l'ordinateur sont directement intégrés dans le clavier. L'affichage s'obtient soit en branchant la machine à un écran couleur ou monochrome Atari, soit directement à une télévision par le biais d'une prise Péritel.

 Caractéristiques techniques 

  • Le 1040 STe embarquait des composants soigneusement choisis pour offrir le meilleur rapport performance/prix de l'époque :
    • Processeur Motorola 68000 cadencé à 8 MHz cadencé à 7,16 Mhz
    • Mémoire vive : 1 MB de RAM de base. Elle est clipsée et elle n'est plus soudée, ce qui facilite grandement les upgrades.
    • Graphismes : une palette de 4096 couleurs au lieu des 512 du modèle STF précédent et intègre désormais en standard le Blitter, un coprocesseur graphique dédié aux transferts de blocs mémoire, particulièrement utile pour l'affichage de sprites dans les jeux
    • Les trois modes vidéo disponibles sont :
      • 320×200 pixels en 16 couleurs simultanées
      • 640×200 pixels en 4 couleurs
      • 640×400 pixels en monochrome
    • Son : puce sonore Yamaha YM2149 à 3 voix déjà présente sur les anciens modèles, la série STe ajoute un convertisseur numérique- analogique (DMA sound) pour la lecture d'échantillons audio. Le STe dispose également d'une sortie RCA stéréo, ainsi que des prises MIDI In et Out — une grande première pour un ordinateur grand public.
    • Connectique : deux ports supplémentaires pour la connexion de joysticks analogiques, un connecteur ACSI (similaire au SCSI) DMA pour un disque dur externe, un port cartouche, un port série et un port parallèle.
    • Système d'exploitation : TOS gravé dans la ROM pour un chargement rapide. L'environnement de bureau graphique avait été écrit par Digital Research Inc. et s'appelait GEM, une interface graphique basée sur des icônes, similaire à l'environnement Windows de l'époque.
    • Positionnement et succès commercial : L'Atari ST rencontra rapidement un succès important en Europe. Fin 1988, des estimations sur le parc installé indiquaient 200 000 exemplaires au Royaume-Uni, 150 000 en France et 100 000 en Allemagne. Aux États-Unis, malgré la popularité d'Atari, le ST se vit réduit à un marché de niche en raison de la concurrence du PC et d'Apple.
      L'Atari ST connut également un énorme succès auprès des musiciens grâce aux prises MIDI présentes en configuration standard, ce qui était une grande première pour un ordinateur grand public. Sans Atari, des sociétés comme Steinberg n'auraient peut-être pas existé sous leur forme actuelle. Des logiciels comme Cubase et Notator (futur Logic) furent d'abord développés spécifiquement pour la plateforme Atari. source ©Wikipedia
    • Les jeux emblématiques :
      • Dungeon Master (1987) — Un RPG en vue subjective révolutionnaire pour l'époque, pionnier du genre donjon en temps réel, qui explota pleinement les capacités graphiques de la machine.
      • Xenon 2 : Megablast (1989) — Un grand classique des shoot'em up venu du monde des ordinateurs 8 et 16 bits, notamment célèbre pour sa musique. Développé par les Bitmap Brothers, il reste l'un des shoot'em up les plus appréciés de la plateforme. source ©Abandonware France
      • Populous (1989) — Le jeu de stratégie/gestion de Peter Molyneux, qui introduisit le concept de "jeu de dieu" et connut un succès retentissant. Les 8 MHz du 68000 donnaient même un léger avantage de fluidité sur la version Amiga.
      • Speedball 2 : Brutal Deluxe (1990) — Sport futuriste de contact des Bitmap Brothers, réputé pour son gameplay addictif et ses graphismes soignés.
      • Golden Axe (1990) — Le beat'em all de Sega converti avec soin, proposant des combats épiques dans un univers heroic-fantasy.
      • Lemmings (1991) — Le jeu de réflexion/puzzle de DMA Design où il faut guider de petits personnages vers la sortie en leur assignant des actions.
      • Sensible Soccer (1992) — Considéré comme le meilleur jeu de football de son époque sur ordinateur, avec une vue aérienne et un gameplay nerveux.
      • Secret of Monkey Island (1990) — L'aventure graphique de LucasArts qui marqua toute une génération avec son humour et ses énigmes inventives.
      • Rick Dangerous (1989) — Jeu de plateforme/action inspiré d'Indiana Jones, développé par Core Design, très populaire sur les ordinateurs 16 bits.
      • The Chaos Engine (1993) — Shoot'em up en vue isométrique des Bitmap Brothers, considéré comme l'un des meilleurs titres de fin de vie de la plateforme.
    • L'Atari STe face à l'Amiga : la grande rivalité
      • La comparaison avec l'Amiga 500 de Commodore a animé les cours de récréation pendant des années. Sur le plan technique, chacune des deux machines avait ses points forts :
      • L'Amiga était équipé de coprocesseurs dédiés très puissants — Fat Agnus gérant l'animation, Denise s'occupant du graphisme, Paula traitant les données sonores — libérant ainsi le 68000 pour d'autres tâches. Obligement
      • Le STe, lui, répondait avec ses 8 MHz (contre 7,16 pour l'Amiga), son Blitter, et son avantage MIDI natif. Le son DMA du STe présentait une qualité de traitement audio (amplificateurs et filtres) supérieure à celle de l'Amiga sur certains aspects. En revanche, la puce Paula de l'Amiga offrait quatre voix en stéréo plus souples à exploiter. Atari-Forum

 Héritage et postérité : 

Après le rachat d'Atari par Hasbro en 1998, des clones furent mis sur le marché, comme l'Eagle, le Medusa, l'Hadès et le Milan. La plateforme continue aujourd'hui de vivre grâce à une communauté de passionnés actifs, des émulateurs (Hatari notamment) et des productions demoscene qui poussent encore les limites de la machine plus de 35 ans après sa sortie. Techno-Science.net

L'Atari 1040 STe reste dans les mémoires comme une machine polyvalente et abordable, qui a introduit une génération entière à l'informatique personnelle, au jeu vidéo sur ordinateur et à la musique assistée par ordinateur — un héritage considérable pour une machine de 1989.

image illustrative Atari 
						ST
Atari ST
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